Fragiles trésors

L’Afrique recèle un patrimoine exceptionnel. Des sites hélas menacés par le changement climatique, l’urbanisation et les conflits armés.

Rares sont les touristes qui s’aventurent à Kilwa Kisiwani. Quelques centaines par an tout au plus. Autant que les pêcheurs qui habitent cette île de l’océan Indien, au large de la Tanzanie. Les vestiges de l’ancien sultanat, qui ont valu au site son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité en 1981, ne sont, pour la plupart, plus que ruines envahies par la végétation.

Pourtant, en longeant les maisons décaties, en déambulant sous les arches de calcaire corallien de la grande mosquée – qui fut un temps la plus importante d’Afrique subsaharienne-, ou en se postant devant les décombres du palais d’Husuni Kubwa, perché au sommet de sa falaise, on imagine la grandeur passée de la civilisation de langue swahilie qui prospéra dans cette cité portuaire, entre les XIè et XVIè siècles.

Un patrimoine menacé

A l’époque médiévale, ce peuple métissé de marchands échangeait son or, son ivoire ou son cuivre contre argent, perles, parfums, faïences de Perse et porcelaines venus d’Arabie, d’Inde ou de Chine. Il contrôlait alors une large partie du commerce maritime de l’océan Indien. Aujourd’hui, les vagues qui viennent lécher le rivage menacent d’engloutir les vestiges de cette culture. Et le réchauffement de la planète ne fait qu’accentuer l’érosion.

Parfois oubliées au profit des splendeurs naturelles du continent, les richesses laissées par les civilisations en Afrique subsaharienne sont exceptionnelles.

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