Accueillir un réfugié : « Humainement, c’est quelque chose à vivre »

Rencontre avec trois familles qui hébergent des demandeurs d’asile.

Accueillir un réfugié chez soi. On entend régulièrement parler de l’initiative. Si la plupart d’entre nous restent réticents à passer à l’action, certaines familles sautent le pas. Quelles sont leurs motivations ? Comment se déroule cet accueil au quotidien ? Des familles du réseau Welcome nous racontent. Ce programme, mis en place il y a déjà de nombreuses années par le Service Jésuite des Réfugiés (JRS), permet aux demandeurs d’asile de bénéficier d’un accompagnement durant 6 à 8 mois. Ils sont accueillis durant un mois dans chaque foyer.

Christian, 62 ans, Grenoble, retraité :

« Un peu de gaieté dans notre quotidien »

« Nous accueillons des réfugiés depuis trois ou quatre ans. En tout, nous avons hébergé, durant un mois, six ou sept personnes. Nous avons logé des Guinéens, des Angolais, des Congolais et des Afghans. Il y a quelques années, je ne connaissais encore rien à la problématique des réfugiés et de leurs difficultés de logement. Un jour, j’ai rencontré une jeune maman de trois enfants, qui était à la rue et ne savait pas où dormir le soir-même. J’ai alors commencé à me renseigner auprès d’associations et nous avons décidé d’accueillir des réfugiés à notre tour. Au départ, c’est vrai qu’on peut être un peu inquiet. On se demande ce qu’ils vont manger, ce qu’on va pouvoir leur raconter, quelles sont leurs habitudes… Au final, on s’aperçoit qu’ils mangent la même chose que nous, qu’ils rigolent comme nous. Nous prenions le petit-déjeuner ensemble le matin, dînions ensemble trois ou quatre soirs par semaine et partagions parfois des activités les weekends. Nous leur proposions souvent de venir se balader avec nous, ou de nous accompagner pour manger chez des amis. Certains le font, d’autres non. Et au début, ils sont souvent très fatigués et passent beaucoup de temps à se reposer dans leur chambre. Au final, un mois, cela passe très vite. Au début, on fait ça pour rendre service, mais on se très vite compte que c’est agréable. On découvre aussi un pays. Et puis, nos enfants étant loin, cela met un peu de piment et de gaieté dans notre vie quotidienne. »

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